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RÉPERCUSSIONS DE LA POSTMODERNITÉ

Il s’agit là des conséquences des transformations sociétales provoquées par la postmodernité.

Dans la foulée d’une amélioration considérable des conditions matérielles et des espoirs de mobilité sociale, dans la période d’entre-deux guerres, se sont produit à la fois un désenclavement social des classes populaires et une mise en exergue du terrain psychique.

La discontinuité postmoderne ne commence pas avec tel ou tel effet particulier, culturel ou artistique, mais avec la prépondérance historique du procès de personnalisation, avec la restructuration du tout social sous sa loi propre, et touche ainsi la construction identitaire, le lien social, la capacité de symbolisation, avec en plus la remise en question du processus scientifique au profit d’un scientisme.

La culture décadente représente le pôle superstructurel d’une société sortant d’un type d’organisation uniforme, dirigiste et qui, pour ce faire, brouille les ultimes valeurs modernes, rehausse le passé et la tradition, revalorise le local et la vie simple, dissout la prééminence de la centralité, dissémine les critères du vrai et de l’art, légitime l’affirmation de l’identité personnelle conformément aux valeurs d’une société personnalisée où l’important est d’être soi-même, où n’importe quoi, dès lors, a droit de cité et de reconnaissance sociale, où plus rien ne doit s’imposer impérativement et durablement, où toutes les options, tous les niveaux peuvent cohabiter sans contradiction ni relégation.  La culture postmoderne est décentrée et hétéroclite, matérialiste et psy, porno et discrète, novatrice et rétro, consommative et écologiste, sophistiquée et spontanée.

Si on ajoute à cela l’incertitude économique, l’impossibilité totale de dire de quoi demain sera fait, on peut raisonnablement penser que le monde est en train de montrer son fondement réel et profond de façon plus claire qu’auparavant et que c’est la prise de conscience de ce fonctionnement qui génère un questionnement nouveau à propos des perspectives que la société actuelle offre.

Pour le  capitalisme, il s’agit de formater les esprits et détruire le sujet moderne, voilà comment on peut analyser le programme du capital contemporain. Il s’agit d’une hypothèse et de la mise en évidence de tendances.

Dans la foulée d’une amélioration considérable des conditions matérielles et des espoirs de mobilité sociale, se produit à la fois un désenclavement social des classes populaires et une mise en exergue du terrain psychique.

Ainsi, si la culture de nos sociétés postmodernes ne propose plus comme idéaux collectifs la Science et l’Art, déplaçant alors l’investissement narcissique des « valeurs les plus élevées » à la valeur marchande de l’utilité économique, la réalisation de soi par (et dans) la sublimation peut se rabattre sur la régression/fixation au narcissisme et aux pulsions agressives ainsi libérées.

Quant au contexte artistique, c’est celui des années soixante et spécialement celui des œuvres dites de « l’absurde » comme celles de Beckett, qui devait être dédicataire de l’œuvre. La compréhension de leur sens devient un défi. Plus généralement ces œuvres et leur aspect noir et brisé s’intègrent dans la crise de l’art d’après l’Holocauste,.

La Théorie esthétique prend alors le rôle d’une analyse qui s’appuie sur ce que l’art est devenu, pour déterminer ce qu’il s’agit de faire ici et maintenant.

C’est ce qu’a entrepris concrètement Adorno en musique dans le texte de 1961 Vers une musique informelle de Quasi une Fantasia.

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