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Jacqueline LAMBA

Jacqueline Lamba est la jeune femme qui, une nuit de mai 1934, décide d’aller à la rencontre d’André Breton. Avec lui, elle flâne jusqu’aux premières lumières du matin dans un Paris enchanté. Quelques mois plus tard, elle devient sa femme, la mère d’Aube, unique enfant du poète. Breton dédie à Jacqueline ses œuvres L’Amour fou, L’Air de l’eau, Fata Morgana.
Muse de l’écrivain et des photographes surréalistes, Jacqueline Lamba est surtout, et tout d’abord, une artiste d’un talent remarquable et d’une exceptionnelle sensibilité. Dans sa peinture se reflètent le courage et la passion d’une femme scandaleusement belle et rebelle qui a su se révolter contre les valeurs conservatrices de la société, en vivant toute sa vie dans l’art et pour l’art. Elle a été en contact avec les plus grands artistes et intellectuels du XXe siècle : Antonin Artaud, Claude Cahun, Marcel Duchamp, Max Ernst, Frida Kahlo, Dora Maar, Picasso, Diego Rivera, Jean-Paul Sartre, Trotski et beaucoup d’autres.

Dès lors, Jacqueline Lamba participe aux manifestations surréalistes. Elle réalise des « peintures prismatiques » influencées par Matta et André Masson13, des aquarelles, des objets, des cartes postales surréalistes (Pont du demi-sommeil)14, des décalcomanies15 qu’elle expose à Paris .  épouse de Breton.  Le 2 avril 1938, Jacqueline et Breton embarquent pour un séjour de quatre mois au Mexique, laissant Aube (âgée de deux ans) chez André Masson et sa femme17. Jacqueline sera reçue chez les peintres Frida Kahlo et Diego Rivera en septembre. Elle y rencontre Leon Trotsky, en exil, et noue une amitié profonde et réciproque avec Frida. 

Elle a vécu à une époque de grande effervescence artistique, littéraire, révolutionnaire. De Paris à New York, du Mexique à la Provence, de Marseille, où elle se réfugie à la villa Air-Bel avec d’autres intellectuels de l’Amérique du nord, où elle a fait plusieurs séjours avec son deuxième mari, le sculpteur américain David Hare. Jacqueline Lamba traverse des lieux et des moments fondamentaux de l’histoire. Protagoniste du passage du surréalisme à l’expressionnisme abstrait américain, son art, comme sa vie, est avant-gardiste, lyrique, provocateur, car comme elle l’écrit dans son Manifeste de peinture, Jacqueline Lamba a toujours vécu et peint «au nom de la liberté et de l’amour».

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