
Les coronavirus du latin « virus à couronne » sont normalement spécifiques aux mammifères et aux oiseaux mais ils peuvent à la suite d’une mutation parfois changer d’hôte et infecter l’homme. Il existerait plus de 5000 types de coronavirus dont 500 types ont été isolés chez la chauve-souris et 7 peuvent contaminer l’humain. La plupart des Coronavirus ne sont pas pathogènes.
Les virus sont de très petites entités originales qui ne contiennent qu’un seul type d’acide nucléique (ADN ou ARN) entourés d’une coque protéique. Les virus sont tellement petits qu’ils ne peuvent être observés que par un microscope électronique. Ce ne sont pas des êtres vivants et leur seul but est de se multiplier. Du fait de leur simplicité extrême, ils ne peuvent pas se multiplier eux-mêmes. Pour pouvoir se multiplier, ils adoptent une forme très élaborée de parasitisme. Ils s’infiltrent dans une cellule (ici cellule humaine pulmonaire ou autre), détourne la machinerie cellulaire de leurs hôtes à leur profit afin de lui faire fabriquer de nouveaux virus ou virions qui vont finir par faire éclater et tuer la cellule ( c’est simplifier !) ensuite chaque virion pourra infecter une autre cellule et ainsi de suite. La personne contaminée va rejeter des millions de millions de particules virales dans l’air et infecter d’autres personnes.
Le gros problème quand on est face à une épidémie de ce type, c’est le fait que ces virus se multiplient d’une façon exponentielle et que l’épidémie devient rapidement incontrôlable, ce qui veut dire que le nombre de particules virales augmente dans l’atmosphère. Donc, il est primordial de casser les chaines de transmission le plus rapidement possible. Pour ce faire, les experts font une étude approfondie de la dangerosité du virus, et de l’exposition au virus et en déduisent les mesures à prendre pour arrêter les transmissions.
Ici, on a un virus qui est nouveau, et pour lequel nous n’avons pas encore d’anticorps spécifiques qui permettraient de l’arrêter en cas d’infection, ni de remède. Ce virus se transmet principalement par des aérosols respiratoires générés par des éternuements, la toux ou la phonation. Ce mode de transmission augmente considérablement la contagion. Donc, les mesures de protection sont orientées vers des mesures qui vont tenter d’empêcher le virus de se propager dans l’air (masque, distanciation, rester chez soi etc…). Donc il est très important de respecter ces mesures afin de ne pas laisser le virus se propager dans l’air et contaminer notamment les personnes les plus vulnérables qui risquent d’en mourir.
Ce virus n’a pas encore révélé tous ses secrets mais ce que l’on peut dire, c’est qu’il a un comportement inhabituel, et imprévisible. Il peut très bien infecter une personne en bonne santé et la tuer et infecter une autre personne qui ne va développer aucun symptôme. Donc, croire que tout dépend du système immunitaire ou du fait que l’on doit être en bonne santé n’est pas correct.
En fait, on sait que le virus pour rentrer dans les cellules, a besoin d’un récepteur et cela fonctionne comme l’introduction d’une clé (le virus) dans une serrure (le recepteur), et on pense que ces recepteurs n’ont pas tous les mêmes formes (polymorphismes) chez différents individus et que d’un individu à l’autre, les virus peuvent plus ou moins facilement pénétrer dans les cellules ce qui crée cette hétérogénéité de réponse. (c’est une hypothèse)
La seule solution pour arrêter cette pandémie pour le moment, c’est bien sûr la vaccination. Le premier vaccin est un vaccin à ARN. Mais attention, il ne faut pas confondre la vaccination à ARN, La Transgénèse et la Thérapie Génique, confusion observée sur internet. La vaccination à ARN, c’est l’introduction dans certaines cellules localement et transitoirement d’un fragment d’ARN qui code pour un petit morceau de la coque du virus (protéine Spike) qui va stimuler le système immunitaire afin qu’il fabrique des anticorps spécifiques.
La Thérapie Génique, c’est le remplacement d’un gène malade par un gène sain, ne se transmet pas aux générations suivantes, la Transgénèse, c’est l’introduction d’un gène dans le noyau d’un zygote (ovule + spermatozoïde) qui va donner un organisme génétiquement modifié qui se transmet à la descendance.
Très difficile à réaliser et interdit chez l’homme. La vaccination à ARN ne modifie pas notre patrimoine génétique, ne se transmet pas aux générations suivantes, et l’ARN ne se multiplie pas dans l’organisme.
Un vaccin à ARNm est en fait plus sûr pour nous que les vaccins traditionnels. Les vaccins à ARNm ne sont pas constitués du véritable agent pathogène. Cela signifie que, contrairement aux vaccins traditionnels, ils ne contiennent pas de parties affaiblies, mortes ou non infectieuses d’un virus. Ils ne contiennent que les manuels d’instructions pour dire aux cellules comment combattre la COVID19. Ils ne sont pas produits à partir d’éléments infectieux.
Qui plus est l’ARNm est extrêmement instable et ne perdurera pas longtemps dans la cellule. Maintenant, il est bien clair que des effets secondaires ou indésirables sur le court ou long terme, il y en aura comme tout médicament. La vaccination est la plus grande avancée médicale. Elle a sauvé des millions de vies. Ne laissez pas les mensonges vous faire douter de ses bénéfices. La vaccination est un acte de prévention pour le collectif.
JVG

Merci pour ce texte très éclairant à propos de la vaccination à ARN. Ces connaissances en biologie nous sont précieuses pour faire la part des choses et faire le choix qui s’impose de se protéger soi et les autres, de protéger aussi notre société en se faisant vacciner. J’espère que ce texte contribuera à lever les malentendus et autres fausses informations qui circulent et qui, elles, ne se fondent que sur des considérations purement imaginaires ! Valérie M