Sam Touzani est un véritable homme-orchestre : comédien, danseur-chorégraphe, auteur, metteur en scène. Homme de spectacle, mais aussi de cœur, de lettres et de parole. Un amoureux de la langue française qui jongle avec les mots, les idées, la vie. Entre le rire et la tendresse, entre la rage et la raison. Lucide, engagé, révolté, mais aussi profondément généreux, débordant d’optimisme et de confiance en l’humanité.
Par le témoignage et l’humour, Sam Touzani emprunte la voie du partage et de la réconciliation, mais aussi celle de la critique et de la subversion tout en évitant les pièges de la victimisation et du repli communautaire.
La liberté d’expression, tout le monde est pour. Et pourtant… Pourtant, ces dernières années, de Salman Rushdie aux caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo, on n’en finit pas de la questionner. Peut-on tout dire ? Et dans quel but ? S’agit-il de choquer pour le plaisir de choquer, en s’attaquant ainsi à ce que d’aucuns considèrent comme sacré ? Ou des enjeux plus fondamentaux se cachent-ils derrière des productions artistiques en apparence futiles ? Pour aborder ces questions, en particulier avec des jeunes, parents et enseignants sont bien souvent démunis.
Un livre à lire : « L’identité, dis c’est quoi ? »

La question de l´identité sous-entend une autre question : celle de la connaissance de soi. Qui suis-je ? Pas seulement ceci ou cela, mais surtout ce que je fais, jour après jour, de tout ce que j´ai reçu. C´est dans ce va et vient entre ce qui me différencie de l´autre et ce qui m´en rapproche que se définit mon identité du moment, comme une signature faite de ma main à partir de mon nom, qui prouve que je suis unique tout en étant dans la filiation de quelque chose qui me précède. Exercice difficile, qui génère parfois bien des souffrances, au point de vouloir changer de vie, de ville, de religion, de corps, etc., pour se créer une identité sur mesure. Mais quelle est la part du fantasme et de l´imagination dans la construction de son identité ? N´y a-t-il pas ce qu´on est, et puis ce que l´on croit être ?
