MARINA

Marina Ginestà, née à Toulouse (Haute-Garonne) le 29 janvier 1919 et morte à Paris le 6 janvier 2014[1], est une journaliste antifasciste française. Son image est une des icônes graphiques de la guerre civile espagnole[2], immortalisée par le photographe Juan Guzmán sur la terrasse de l’hôtel Colón de Barcelone le 21 juillet 1936 alors qu’elle n’a que 17 ans[3].

Journaliste à Valence de nombreux médias républicains, elle travaille auparavant en tant qu’interprète auprès de Mikhaïl Koltsov, correspondant de l’agence soviétique Tass (qui la mentionne dans son « Journal de Guerre »). Elle l’accompagne notamment à Bujaraloz pour un entretien avec le leader anarchiste de la Confédération nationale du travail (CNT) Buenaventura Durruti. En exil à la République dominicaine, sa famille et elle deviendront très critiques à l’égard de Joseph Staline. Sa lecture de l’Hommage à la Catalogne de George Orwell pendant les années 1960 fera pencher ses sympathies vers la CNT et le POUM.

Marina Ginestà reste célèbre pour la photographie d’elle prise par Juan Guzmán le 21 juillet 1936 alors qu’elle n’a que 17 ans, en haut de l’hôtel Colón à Barcelone, portant un fusil à l’épaule. Alors qu’elle est reporter, c’est l’unique fois où elle apparait avec une arme. Ce cliché apparait par exemple en couverture du roman historique sur le groupe de résistantes des Treize Roses[6] de Carlos Fonseca ainsi que de l’ouvrage La guerre d’Espagne[7] de l’historien Burnett Bolloten ou du roman Le front dans l’azur[8] d’Hélène Legrais. C’est seulement en 2006 que l’identité de la jeune militante de la photographie est connue et dévoilée.

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