Film documentaire indépendant conspirationniste français sorti le 11 novembre 2020.
Ce film met d’abord en avant des controverses autour de la pandémie de Covid-19 telles que l’utilité des masques, du confinement, des traitements comme l’hydroxy chloroquine, pour développer dans une seconde partie la théorie d’un complot mondial qui aurait créé la maladie à coronavirus 2019 pour éliminer la moitié de l’humanité et asservir les survivants.
Hold-up n’est pas un documentaire mais un empilement de théories farfelues, d’affirmations dangereuses, de mensonges diffamatoires à l’égard des médecins, et de dérives conspirationnistes aux relents sectaires.
Le film fait parler des gens qui expliquent que la Lune est un satellite artificiel creux, des responsables d’essais sauvages sur des enfants autistes, un antivax qui prétend qu’une molécule lui a été révélée par Dieu, le dirigeant d’un « institut de valorisation des données de santé » comptant… un employé, un anthropologue promoteur du chamanisme et de la chirurgie psychique à mains nues, une députée qui déclare que « le masque ne sert à rien », un vendeur d’extracteur de jus du gourou Thierry Casanovas, une « profileuse » condamnée pour escroquerie envers une famille endeuillée,
«Hold-up est une insulte aux soignants qui se dévouent au chevet des patients, il ne pose pas les bonnes questions, il les écarte, il invente une réalité, et masque les responsabilités. Oui, il y a eu des mensonges, des manipulations politiques, des retards, sur les masques, sur les tests, sur les modes de contamination, sur les moyens d’y faire face. Mais il n’y a pas de complot. Juste la bêtise, la fatuité, la lâcheté, la peur, la faiblesse politique, la lourdeur administrative paralysante et les egos imbéciles… Il n’y a rien de mystérieux là-dedans, juste des politiques, des scientifiques, des journalistes, des femmes et des hommes, forts ou faibles, courageux ou lâches, qui se sont heurtés, comme nous tous, à la réalité de l’inconnu.
Hold-up, qui porte bien son nom, a coûté 20 000 euros et a rapporté près de 500 000 euros de financement sur des plateformes participatives. Le choix des intervenants ne doit rien au hasard.
Il faut lire l’interview de Christian Lehmann médecin et écrivain dans Libération.
