Actuellement, l’air que nous respirons est contaminé par un virus dangereux et c’est pour faire barrage à ce virus, que l’on a mis en place des mesures barrières, masques, confinement, restrictions … auxquelles on peut rajouter la vaccination. C’est vrai que ce sont des mesures sévères, liberticides, on a amputé la population de ses libertés, cela peut paraitre insupportable et on peut se demander quand cela va-t-il se terminer et à quel point les mesures sont nécessaires ? Le grand responsable de tout cela, c’est le virus, il ne faut pas l’oublier ! Ce virus est passé de l’animal à l’homme au hasard des mutations.
Ces derniers temps, on a vu apparaître des slogans dénonçant l’atteinte aux « libertés individuelles » et des critiques contre les mesures sanitaires prises pour endiguer la propagation de la pandémie.
On peut comprendre de telles réactions si l’on prend en considération que l’individu de la civilisation libérale cherche avant tout à optimiser son bien-être, à « maximiser son utilité » comme le formule le libéralisme. Après avoir façonné un individu nécessairement orienté vers lui-même et fondamentalement égoïste – l’égoïsme individuel étant supposé entraîner la cohésion sociale, comme nous le rappelle via la médiation du marché. Voilà maintenant que cet individu s’est vu sommé de se contraindre et de réduire ses « libertés » individuelles, sa vie sociale, culturelle, bref, de faire un effort pour des personnes souvent autres que lui. Alors qu’on lui a toujours indiqué qu’il fallait rechercher la performance et l’efficacité.
La question qu’il faut se poser, c’est que ce serait-il passé si on n’avait pas fait tout cela ? on en serait à combien de morts ? C’est ça la liberté ?
Et la réponse est sans appel, les confinements ont montré leurs efficacités (de nombreuses études sont disponibles sur les sites scientifiques). La question de la vaccination, la question des masques, la question de la chloroquine, ont été étudié par les scientifiques avec méthode, expérimentations, preuves, et révision par les pairs. On ne peut pas mettre sur le même pied des questions qui relèvent des sciences dures pour lesquelles on peut faire de l’expérimentation et des sciences politiques pour lesquelles on ne peut pas faire d’expérimentation. Le fait d’occulter ces deux différences, c’est la porte ouverte vers le charlatanisme, l’obscurantisme et c’est ce qui est occupé à se passer.
Dans les manifestations actuelles contre le port du masque et la vaccination, qui se propagent en France, les propos tenus sont faux, mensongers, anti-science, simplistes, démagogiques et alimentés par une poignée de désinformateurs qui défilent actuellement, ces désinformateurs hystérisent le débat public, entretiennent un climat de paranoïa autour des vaccins, encouragent le ressentiment et la défiance. Non seulement ils font ralentir considérablement la gestion de cette pandémie avec toutes les conséquences funestes que cela implique, mais ce n’est pas tout, les slogans sont nauséabonds, après la dictature sanitaire, après les étoiles jaunes, après les nazis, collabos et autres vomissures, ce sont les migrants. Et ne me dites pas qu’un autre discours est également présent, tout débat contradictoire au sein de ces manifestations est impossible et violemment réprimé. Et Bien sûr, ils désignent des boucs émissaires mais on va ou là ?
Attention aux amalgames. Ce n’est pas parce que la police contrôle le respect des règles sanitaires que l’on est dans une dictature, c’est comme le code de la route. Ce climat divise et mène à la violence, on ne compte plus les violences faites aux scientifiques
Manifestement, il ne s’agit pas de la liberté solidaire telle que le prolétariat peut la concevoir, cette solidarité n’est pas un sentiment, mais un acte concret, qui posé ouvre de nouvelles perspectives, de nouveaux rapports humains. La bourgeoisie, elle, est la classe de l’intérêt, de l’égoïsme, même si elle peut faire preuve quelque fois de charité. Et ainsi, elle peut parler d’une liberté égoïste, développant comme seule perspective le droit à s’assoir aux terrasses pour boire son petit café.
La crise du COVID
Alors, si l’on veut remettre en cause toutes ces mesures ainsi que la vaccination, il est indispensable de fournir des arguments probants et solides pour prouver de leurs inutilités et la première chose à faire est de se demander quelle compétence on a pour se confronter à tel ou tel problème. Le doute est une bonne chose mais encore faut-il avoir de la méthode, des connaissances, des limites. La meilleure arme pour ne pas avoir tort est le consensus scientifique.
En science, Il faut analyser les choses avec un esprit analytique et critique et pas intuitif. Il faut pouvoir penser contre soi, contre ses propres croyances et ses propres préjugés. On sait que la pensée intuitive est truffée de biais cognitifs et le scientifique doit avoir une pensée analytique qui en général fonctionne à contre-courant de l’intuition. Faire confiance aux études scientifiques, c’est déjà faire confiance à des bases solides. A contrario, si des études scientifiques solides prouvent l’inutilité des gestes barrières et de la vaccination, les scientifiques en tiendront compte, et ils les supprimeront mais ce n’est pas le cas, loin de là ! La science n’est pas une opinion, ce n’est pas ce que l’on a envie d’entendre qui compte mais elle demande des preuves. Une pandémie ce n’est pas de la politique. JVG revient sur le problème et tente d’expliquer le processus en cours.
ORIGINE DU VIRUS ?
Cette pandémie fait suite à une série d’épidémies mondiales qui prennent de plus en plus d’importance depuis une vingtaine d’années. En 10 ans, de 1940 à 1950, une vingtaine de tels événements ont été enregistrés, alors qu’il y en a eu plus de 80 dans la décennie 1980-1990.
La raison fondamentale qui est dénoncée par les scientifiques depuis des années est qu’à mesure que l’homme investit des espaces naturels préservés, il s’expose à des virus qui ne touchaient jusqu’alors que les animaux. Ces virus émergeants en sortant de leurs milieux naturels, passent la barrière d’espèces et infectent l’homme : on a eu le SARSCOV-1 (qui est passé de la chauve-souris à la civette et ensuite à l’homme), MERS (qui est passé de la chauve-souris au dromadaire et ensuite à l’homme), Nipah (qui est passé de la chauve-souris au cochon et ensuite à l’homme) et on considère comme zoonoses les infections HIV, Zika, Lassa, Dengue, Marbourg, ….
La déforestation, la mondialisation, la perte de la biodiversité, la proximité avec l’homme, l’élevage intensif, en bref, c’est l’impact de l’homme sur la nature qui en est la cause. C’est étudié depuis des années par les scientifiques mais bien sûr ignoré par certains politiques, Trump, Bolsonaro…..tous ceux qui ont des intérêts dans l’agrobusiness, les industries polluantes, l’économie mondiale et qui n’ont rien à faire de la destruction de la nature.
L’opinion dominante reste l’hypothèse d’une émergence naturelle. L’hypothèse qui est largement écartée est celle d’une fabrication en laboratoire.
Reste donc une troisième possibilité, qui est discutée dans la communauté scientifique en ce moment, qui rappelle qu’on ne peut pas entièrement écarter un échappement accidentel d’un laboratoire, mais c’est peu probable.
On ne peut récuser aucune hypothèse.
Il faut tout envisager, néanmoins pourquoi la piste de la zoonose semble la plus probable.
Le séquençage de ce virus montre une homologie de 96% avec le virus du même type (RatG13) qui infecte les chauves-souris, mais cela n’explique pas encore le passage à l’homme. L’analyse phylogénétique des différents variants montre une évolution lente au cours des temps, faisant suite à cette analyse, on se dirige vers une hypothèse qui semble cohérente, il s’agirait d’une recombinaison de deux virus RatG13 et HKU9 différents, hébergés dans deux espèces de chauve-souris différentes mais qui vivent dans les mêmes grottes. Ces deux virus auraient Co contaminés soit un animal soit un être humain et le virus final recombiné aurait toutes les caractéristiques du SARS-CoV-2. Mais l’hypothèse d’une contamination provenant de l’élevage intensif des visons dans les fermes à fourrure semble, en tous cas, tout aussi crédible aujourd’hui pour un grand nombre de scientifiques. Donc, on a un faisceau d’indices mais rien n’est encore établi.
Mais la chose importante est de comprendre que quoi qu’il se soit passé, il y a clairement eu un passage d’un virus animal à l’homme et il faut tout faire pour essayer de limiter ce genre de risque, d’une part en renforçant la sécurité des laboratoires et d’autre part protéger notre environnement et notre biodiversité à tout prix.
Et cela ne plait pas aux industriels.
AU NIVEAU DE LA SCIENCE
Au niveau de la science, les premiers signes avant-coureurs d’une nouvelle épidémie potentielle datent de la fin décembre 2019. Au 10 janvier 2020, les scientifiques avaient non seulement isolé le virus responsable, mais également séquencé son génome et publié sur Internet les informations dont ils disposaient. Quelques mois plus tard, on savait quelles mesures permettaient de ralentir et même de casser les chaînes de contamination. En moins d’un an, plusieurs vaccins efficaces étaient produits en masse.
C’EST QUOI UN VIRUS ?
Un virus n’est pas une unité vivante, c’est un brin d’ARN ou ADN entouré d’une coque constituée de protéines et lipides. Cette entité (ici sars cov-2) a comme seul but de se multiplier mais ne peut le faire seul et doit utiliser la machinerie cellulaire des cellules humaines (pour sars-cov-2) qu’il infecte. En dehors de cela, il n’existe pas. Mais les virus ont une particularité, c’est qu’ils mutent régulièrement et cela peut entrainer l’émergence d’un variant souvent moins virulent mais parfois plus virulent. C’est pour cette raison que l’on a tout intérêt de stopper la circulation du virus entre les humains.
LES GESTES BARRIÈRES ?
Face à une épidémie comme celle qui nous est tombée dessus, avec un virus que l’on n’a jamais rencontré la prudence est de mise. Quand on n’a que des possibilités de soins limitées et qu’on ne sait pas les conséquences multiples d’une infection par un virus nouveau la seule stratégie sensée et de loin la plus raisonnable ce sont les gestes barrières. Ceux-ci sont mis en place par des scientifiques et des experts après une analyse du risque qui demande des compétences en science biologique et virologique notamment ! Il faut connaitre et comprendre la structure et le comportement et la dangerosité d’un pathogène pour pouvoir s’en prémunir. On ne se protège pas de la même façon face à un virus comme HIV ou Ebola ou le virus de la grippe que par rapport à Cov-2. Chaque virus est différent et les gestes barrières dépendent de la spécificité de chaque virus et de son exposition. Ces mesures sanitaires ne sont donc pas élaborées par les gouvernements qui auraient imaginé des stratégies pour nous contrôler, et non, ces mesures sanitaires servent à contrôler le virus pas les gens et les gouvernements ont pour mission de faire respecter ces mesures, c’est tout. Ils ont d’ailleurs été assez frileux lors de la mise en place de ces mesures.
LES GESTES BARRIÈRES SONT-ILS EFFICACES ?
Première constatation, les pays qui ont opté pour une stratégie dure d’élimination du virus, l’Australie, l’Islande, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud, sont ceux où la mortalité a été réduite par rapport aux pays ayant choisi une voie plus douce. Ces cinq pays ont eu 25 fois moins de décès dus au Covid-19 que dans les pays où le “vivre avec” la pandémie s’est imposé. On pourrait croire qu’éliminer le virus par des stratégies de confinement strict aurait des conséquences plus sévères sur l’activité économique. L’étude comparant la croissance du PIB et les deux types de stratégies montre au contraire que “la croissance du PIB est revenue aux niveaux d’avant la pandémie au début de 2021 dans les cinq pays qui ont opté pour l’élimination, alors que la croissance est toujours négative pour les 32 autres pays de l’OCD
POURQUOI LA VACCINATION ?
Lors d’une épidémie virale, deux stratégies différentes sont nécessaires et doivent être mises en place, d’une part, la vaccination qui est une stratégie préventive et qui devrait à terme pouvoir stopper la circulation du virus et d’autre part, l’élaboration de médicaments anti-viraux qui serviront à soigner les personnes malades qui n’ont pas la possibilité de se faire vacciner, ou qui ne sont pas vaccinées. Et là on est dans une stratégie curative. Ces deux stratégies ne sont pas en concurrence.
Concernant la vaccination (sars-cov-2), donc deux avantages différents.
Une fois vacciné, on peut encore transmettre le virus mais beaucoup moins, on peut encore tomber malade mais beaucoup moins fort et on évite les formes graves. Une personne jeune et en bonne santé même si elle ne risque rien, vaccinée, elle va éviter de contaminer d’autres personnes et de répandre le virus et de diminuer la survenue de variants. C’est une façon de couper la transmission.
Pourquoi vacciner contre un virus qui ne cesse de muter ? Parce que justement c’est « plus il circule, plus il mute ». Donc plus vous êtes vaccinés, moins il circule, moins il mute !
Mais il ne faut pas oublier le bénéfice collectif, le virus a des répercussions à de nombreux niveaux sur la société. Le niveau d’engorgement des lits en réanimation, les soignants qui sont réquisitionnés pour les soins covid, l’oxygène qui risque de manquer pour les autres pathologies, le risque d’annuler des soins qui ne sont pas de première nécessité, tous ces inconvénients peuvent avoir des conséquences dramatiques pour chacun de nous et les dommages collatéraux sont importants pour la population. Il faut donc utiliser toutes les armes pour faire barrage au virus. C’est en accumulant toutes ces mesures que l’on va réussir à avoir une barrière solide. C’est vrai que ce sont des mesures sévères, on a amputé la population de ses libertés, on a imposé le port du masque, on a confinés des gens, on a empêché des enfants d’aller à l’école, de voir leurs grands-parents et l’épidémie est toujours là, cela peut paraitre insupportable et on peut se demander quand cela va-t-il se terminer et à quel point les mesures sont nécessaires ?
La question qu’il faut se poser, c’est que ce serait-il passé si on avait pas fait tout cela ? et la réponse est sans appel, on a vu ce qui s’est passé en Inde, au Brésil, en Polynésie ….
Il faut rappeler que le seul responsable des toutes ces mesures liberticides, c’est le virus ! Et ce n’est pas tout, on a identifié des espèces animales sensibles à l’infection par le SARS-CoV-2, celles-ci pouvant donc constituer de possibles réservoirs du virus. Tout ceci montre également l’urgence de mettre en place un système de surveillance continue.
POURQUOI LES TRAITEMENTS ?
Mais les traitements sont tout à fait indispensables. Nul doute, parmi les scientifiques, que l’apparition de nouveaux variants va mettre à l’épreuve le bouclier vaccinal donc le préventif et le curatif sont tous deux nécessaires. Ces deux stratégies sont utiles, indispensables et sont toutes deux à l’étude et ne sont absolument pas en concurrence. L’une n’empêche pas l’autre. Il n’y a pas actuellement de médicaments vraiment efficaces. Parmi les molécules existantes de la pharmacopée et peu coûteuses, la dexaméthasone est largement utilisée depuis plusieurs mois dans de nombreux pays dont la Belgique pour soigner les patients atteints par un Covid sévère. La dexaméthasone est un corticostéroïde développé il y a plus de soixante ans et utilisé pour traiter un large éventail d’affections. On parle aussi du Clofoctol, ancien antibiotique pourrait lui aussi limiter les formes graves. Malheureusement, d’autres médicaments peu couteux ont été testés (et c’est une course dans les laboratoires) mais sans résultats probants comme HCQ, Ivermectine, Remdesivir, Diltiazem, Tamiflu, Favipiravir, Lopinavir … et d’autres etc…..
De nombreux travaux sont menés dans les laboratoires pour mettre au point des nouveaux médicaments anti-viraux et ce depuis le début de la pandémie. ‘Grâce à notre plateforme de criblage, nous avons testé environ 20 000 composés de la chimiothèque nationale », explique Bruno Canard. Résultat : les chercheurs ont identifié une dizaine de molécules candidates qui pourraient être développées pour un traitement anti-Covid-19’. Par ailleurs 1.5 milliard de molécules sont en actuellement passées au crible virtuel dans le monde. Les médicaments antiviraux sont difficiles à imaginer à cause de la complexité de la réplication virale et de la grande propension de ces virus à muter à se transformer, ces médicaments antiviraux sont en général très coûteux et demande beaucoup de temps et d’investissements (ex ; voir la difficulté qu’ont rencontré les scientifiques pour élaborer des médicaments contre le virus du sida avec la trithérapie et après …).
Actuellement pour le sars-cov-2, on parle du Molnupiravir, Tocilizumab, Xav-19 etc…. Mais il est tout à fait évident que la stratégie préventive que sont les vaccins est plus efficace pour éviter les formes graves et est à privilégier pour arrêter la propagation de ce virus, au plus le virus circule, au plus il risque de muter et au plus on risque de se confronter à un variant plus dangereux.
LA MALADIE EN ELLE-MÊME
Au fur et à mesure que la pandémie de Covid-19 progresse, il devient de plus en plus évident que le coronavirus responsable de cette maladie n’est pas un virus respiratoire comme les autres. Les poumons sont bien entendu les principaux organes touchés par ce virus et la plupart des patients qui développent des complications sévères ou décèdent de la Covid-19 présentent des atteintes pulmonaires graves. Cependant, un grand nombre d’études ont rapporté plusieurs cas cliniques très particuliers qui n’avaient jusqu’à présent jamais (ou très rarement) été décrits pour ce type d’infection virale, notamment des atteintes sévères au niveau du cœur, du système digestif, des reins, et du cerveau. Désordres de la coagulation, les données recueillies jusqu’à présent indiquent que la formation anormale de caillots sanguins (thromboses) représente une autre manifestation inhabituelle de la Covid-19 qui pourrait jouer un rôle très important dans la sévérité de la maladie.
LE PHARMA
Concernant les profits des industries pharmaceutiques, actuellement, il est bien clair que toutes les industries font du profit, que ce soit l’industrie pharma, l’industrie automobile, l’industrie textile, l’industrie pétrochimique etc… ce n’est pas nouveau ! Boycotter les vaccins ne changera rien à cela bien du contraire.
Comment fonctionne la recherche pharmaceutique (la recherche tout court en fait) ? Ce sont bien des chercheurs qui mettent au point les découvertes dans les laboratoires pharmaceutiques et ou/start-up et non pas par les patrons/actionnaires. Se contenter de dire « patron/Bigpharma = méchant qui veut prendre l’argent des gens » est un peu court au vu de la réalité économique et industrielle des sociétés pharma. Pour les vaccins anti-covid aucunes grosses entreprises pharmaceutiques se s’y intéressaient à la base et même ont refusé lorsque BioEntech les ont contacté pour produire des vaccins au début de la pandémie.
Pourquoi ?
- Un vaccin c’est des coûts de recherche et développement énormes avant de gagner le moindre centime.
- Au printemps 2020 c’était une prise de risque importante d’investir dans la recherche et le développement d‘un vaccin (on ne savait pas si le SARS-COV-2 allait pérenniser dans le temps ou disparaitre au bout d’un an sans explication comme son prédécesseur en 2003).
- Un vaccin c’est un rendement industriel très faible (traitement « oneshot » 1-2 doses en général ; grosse pression des Etats pour des couts extrêmement bas d’achat lié à la crise sanitaire, potentiellement peu distribué en fonction de leur efficacité relative (stock de vaccin grippe H1N1 peu écoulé car efficacité >30%) etc…etc…) par rapport au coût de R&D nécessaire à sa mise sur le marché.
- Une entreprise pharmaceutique qui veut faire de l’argent va investir dans des valeurs très sûres comme des médicaments universels tel que le Doliprane ou la Lysopaïne, voir des gros appareils/équipements hospitaliers tels que les respirateurs. C’est bien plus lucratif, et ça rassure les actionnaires (dans 30 ans on vendra toujours du doliprane et des respirateurs, le vaccin anti-covid par contre…).
ARN messager HISTORIQUE
Reprenons l’historique des vaccins à ARNm. C’est Katalin Kariko, cette biochimiste est devenue en quelques semaines, le visage de l’ARN messager. En effet, après avoir fui la Hongrie dans les années 1980, cette biochimiste installée en Pennsylvanie a dû se battre pour faire reconnaître l’importance de ses recherches sur l’ARN messager. C’est cette technologie innovante qu’elle a étudié toute sa vie qui a permis à Moderna, CureVac et BioEntech de concevoir les vaccins à ARNm et ensuite qui a permis notamment à Pfizer-BioEntech de développer et produire ces vaccins. Il faut savoir que les grands groupes pharma évitent d’utiliser des systèmes trop innovants, susceptibles de ternir leur images si cela ne fonctionnent pas. Concernant Pfizer, c’est évident qu’une société pharma fait du profit, mais considérer qu’ils mentent, c’est remettre en question le travail et la probité de milliers de chercheurs qui collaborent. Et ce sont ces chercheurs indépendamment des Sociétés Pharma qui ont mis ce vaccin au point.
N’oublions pas non plus qu’une entreprise comme Pfizer signe son arrêt de mort si elle avait mis sur le marché un produit véritablement dangereux. Pourquoi, parce qu’actuellement les mesures de contrôle des vaccins FDA et EMA sont drastiques et tout à fait indépendantes des Sociétés contrôlées. Vous pensez vraiment que lutter contre la vaccination c’est être du côté du peuple contre BigPharma ?
C’est aussi un mauvais calcul car ce sont bien les non-vaccinés qui vont enrichir le Pharma, en effet, un malade du covid rapporte beaucoup plus en matériel, médicaments, tests, soins de toute sorte, à l’industrie pharma, qu’un vacciné.
Maintenant on peut comparer le coût de cette maladie avec vaccins et le coût de cette maladie sans vaccin. En France une journée en réanimation à l’Hôpital coute environ 8000€ par jour. Un patient atteint du Covid y reste au moins 15 jours soit 120 000€ et là je ne compte QUE le passage en réanimation, il y a les « simples » hospitalisations, les covid-long, les mois de rééducation etc…). Un vaccin coute environ 15€, soit 30€ pour deux doses une personne. Celui qui cherche à s’enrichir, devait-il plutôt investir dans des vaccins ou dans des respirateurs ?
Ce vaccin, qui utilise la technique de l’ARN messager, est une « découverte révolutionnaire »….Les avancées actuelles concernant la vaccination sont tout à fait remarquables et ouvre des perspectives pour soigner d’autres pathologies comme cancers, infarctus, maladies pulmonaires… L’ARN messager est une révolution porteuse d’espoirs et si l’ARNm affole désormais les investisseurs, c’est parce que les champs d’application sont multiples » Pour chaque maladie, il y a en théorie une solution avec l’ARN messager! » « Le monde n’a pas encore réalisé toutes les combinaisons et permutations que nous pouvons utiliser pour pouvoir créer des produits extrêmement efficaces. »
LE PHARMA & BREVETS
La production de vaccins et de tout médicament est sous la domination de brevets, demander la levée du brevet sur la technologie de l’ARNm est un peu risible et surtout démagogique parce que la production de vaccins demande toute une série de brevets, un seul ne suffit pas. De plus, la production de vaccins demande une infrastructure très complexe et très coûteuse à savoir des salles blanches, des salles grises, en pressions différentielles, du personnel formé, des contrôles qualité sévères. Il faut être capable de réaliser les essais cliniques. L’investissement de départ est colossal. Croire que lever un brevet va servir à quelque chose, c’est peu probable. En outre, obtenir le brevet ne suffirait pas encore pour produire effectivement le vaccin, car le brevet ne dit pas tout sur la façon de fabriquer un traitement. Quand bien même une entreprise comme Pfizer ou Moderna aurait été contrainte de partager son brevet, elle ne serait pas obligée pour autant de partager son savoir faire et ses données cliniques, deux éléments pourtant essentiels. Et on a encore à maitriser la matière première. Donc, l’idée oui mais comment ?
LES GOUVERNEMENTS ONT-ILS DES RESPONSABILITES ?
Oui bien sûr, on peut pointer le manque d’anticipation , la politique de sape concernant le financement des hôpitaux – le manque de coopération au niveau mondial – on pourrait en discuter à l’infini mais il ne faut pas oublier que le responsable de tout cela c’est le virus et que la pandémie sévit dans tous les états, tous les régimes, tous les continents. Alors pointer du doigt les dysfonctionnements oui, c’est important pour l’avenir mais pointer du doigt des boucs-émissaires en les accusant d’être corresponsables… non, on est tous responsables, et cette attitude détourne l’attention et nie la vraie cause de cette pandémie qui est notre mode de vie à tous et le système dans lequel on se trouve.
LES MANIFESTATIONS POUR LA LIBERTE ?
En tant que scientifique, on se bat contre la dangereuse désinformation médicale, qui met en péril des vies et contribue à la continuité de cette pandémie et contre tous ceux qui privent les gens de liberté en racontant n’importe quoi. Les manifs ’pour la liberte’ & contre la dictature sanitaire qui ont fait grand bruit à Toulon, Nice, Paris, Munich, Nantes, le Bois de La Cambre etc…sont menés et entrainés par des leaders pseudo-scientifiques ….qui en désinformant, influencent des choix de santé de façon non éclairée. Les slogans sont simplistes, mensongers, anti-science et jouent sur des concepts émotionnels choquants et malveillants qui incite à la révolte à la façon des populistes à savoir …
« 18 000 morts à cause du vaccin » (mensonge), « ivermectine ça marche » (mensonge et fraude scientifique), « hydroxychloroquine ça marche » (mensonge et fraude scientifique) etc…. le vaccin est toujours expérimental (mensonge), c’est une thérapie génique (mensonge) etc… il y a des traitements (mensonge). Ces mensonges se trouvent dans les bouches des manifestants … et pourtant ont été abondamment démontés par les scientifiques et se trouvent sur les sites de debunking. Il faut rappeler que toutes ces mesures sanitaires et les vaccins ont été abondamment évalués, expliqués et testés, ont montré leurs efficacités et sont faits pour protéger les plus fragiles avant tout ! Ne pas comprendre l’importance de ces mesures, et de la vaccination dans l’état actuel des choses, c’est ignorer la pandémie et la parole de tous les scientifiques.
EST-IL UNE ARME BACTERIOLOGIQUE ?
Ce virus pourrait-il avoir été créé en vue d’en faire une arme bactériologique ?
Il faut savoir que les armes bactériologiques(ne pas confondre avec des armes chimiques !) sont rarement utilisées par des terroristes ou par l’armée, (on a eu l’anthrax !). Et pourtant, il est possible de monter un laboratoire biologique de pointe et de le rendre opérationnel avec peu de moyens. Pas besoin du P4 de Wuhan. L’ennui de ces armes bactériologiques, et la raison pour laquelle elles sont très peu utilisées, c’est qu’elles sont incontrôlables et imprévisibles, donc elles ne conviennent pas aux terroristes ou aux armées qui doivent cibler leurs attaques. Ces pathogènes sont instables et demandent des conditions particulières de survie (T°, milieu de culture etc…). Les corona ne seraient pas de bonnes armes biologiques, trop contagieuses et pas assez virulentes. Cette hypothèse est totalement rejetée par les scientifiques.
JVG
